Comment aider l’enfant à bien écrire ?

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Nous associons souvent la lecture et l’écriture comme si les deux allaient de soi (il suffit de regarder le livre sur l’apprentissage de la lecture selon Steiner

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). Cependant, certains pédagogues dissocient les deux parce que chaque activité fait appel à des compétences très distinctes. La lecture est un code qu’il faut apprendre à décoder et à coder. L’écriture est liée à la main, à la motricité. Ainsi, certains enfants ont de belles écritures plusieurs mois avant de pouvoir lire ce qu’ils écrivent. Pour d’autres, c’est l’inverse.

Il est donc possible d’aborder l’écriture comme une activité à part entière.

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Nous avons demandé conseil à un enseignant. Et nous vous proposons quelques ressources pour aller plus loin.

Conseils d’un enseignant pour accompagner un enfant qui a du mal à écrire

Vous trouverez ci-dessous les conseils en direct d’Ellye, qui enseigne à l’école primaire

maternelle, des activités sont proposées pour Dans développer le geste graphique : tracer dans du sable ou de la farine, tracer au rouleau, au pinceau, etc… Ces activités peuvent être répétées comme élémentaires pour un enfant qui aurait de la difficulté à écrire. Mais au-delà du geste, la difficulté peut aussi venir de l’outil : certains enfants ne peuvent pas écrire car l’outil proposé n’est pas adapté. Pour d’autres, elle peut provenir d’un blocage dû à la persistance perçue de l’écriture.

Dans le premier cas, nous pouvons proposer plusieurs types d’outils différents  : stylos à bille, stylo-plume, stylo bille à encre effaçable, crayon à papier plus ou moins gras, feutres, craie… Le feutre d’ardoise, par exemple, glisse beaucoup mieux sur l’ardoise que le stylo sur papier. Il existe également des coussinets qui permettent à l’enfant de tenir correctement son crayon afin qu’il puisse écrire sans avoir à penser au positionnement de ses doigts. Encore une fois, il existe plusieurs types, à proposer que l’enfant choisisse celui qui lui convient le mieux.

Pour ce qui est de la persistance de l’écriture , nous pouvons proposer des outils effaçable tels que le stylo ardoise, le crayon, le stylo effaçable… Libéré de la peur de se tromper et de devoir rester debout, certains enfants commencent alors à écrire.

Enfin, nous pouvons travailler au niveau du support.

L’écriture pour écrire n’est pas satisfaisante pour tous les élèves. C’est pourquoi, avec des enfants ayant des difficultés à écrire, j’ai travaillé sur des écrits qui leur correspondaient et qui avaient du sens  : écriture de cartes postales (pour la famille, la classe), règles du jeu pour un jeu créé par eux, calligraphie (travail autour de l’artiste Luc Arrignon), calligrammes, etc…

Quant à « mal écrire », je pense que c’est une nouvelle conception. Aujourd’hui, on met davantage l’accent sur la qualité de l’écriture plutôt que sur le contenu. Quand j’étais petite, j’ai écrit de façon lisible, mais pas très soigné. Ce n’était pas important pour moi. À l’université, mon écriture a évolué parce que prendre des notes rendait la belle écriture plus importante pour pouvoir lire à nouveau. Parfois, il suffit d’être patient et de laisser le temps faire son travail !

Astuces d’album à lire sur ce sujet : — L’histoire du lion qui n’a pas su écrire (Martin Baltscheit) — J’y vais (Virginie Cantin-Sablé)

Écrire des livres pour cursive (et script ?)

Par choix, ma fille Nine a appris à lire et à écrire en script. Cependant, elle veut aussi savoir maintenant lire et écrire en cursive (elle a 7 ans) même si le geste est loin d’être précis. Je lui ai donc offert le cahier d’écriture cursif de Nathan.

Chaque lettre occupe une double page et le geste est décomposé. L’enfant s’entraîne progressivement avec des lignes de plus en plus petites. Les files d’attente sont longues, donc ma fille le fait 3 à 5 fois chaque signe et recommence sur la même ligne quelques jours plus tard si nécessaire.

Le plus

Les moins

  • Plus de lignes en plus petit
  • Lettres organisées en fonction de leur écriture
  • Revue de 3 pages doubles
  • Prix bas
  • Pages toujours identiques
  • Pas d’articles « amusants »

Pour

sa part, Yza a acheté pour sa fille de presque 7 ans Mon livre de syllabes. Elle l’a acheté quand sa fille était en CP, mais c’est bien maintenant qu’elle est en première année qu’elle l’utilise vraiment. Il s’agit d’un cahier qui permet à l’enfant de travailler sur des syllabes et des sons complexes tels que a = in = ein = ain ou c = s, t = s, s = z, etc. Vous devez suivre le cahier dans l’ordre car il est progressif. Un tableau résumant les syllabes simples du premier cahier (introuvable mais inutile) se trouve au début du livret. Sur chaque page, il y a 3 syllabes/sons avec une image qui leur correspond, trois lignes d’écriture, deux lignes de lecture puis deux lignes d’écriture pour les mots outils.

Le plus

Les moins

  • Partie visuelle très claire
  • Écriture en script et cursive
  • Lire de longues phrases assez rapidement
  • Renforce la confiance des enfants
  • Pas de majuscules au début d’une phrase
  • L’interligne n’est pas assez petit

Mais je dois dire que ce qui fonctionne le mieux pour ma fille, c’est son journal de voyage et les livres qu’elle écrit pour ses poupées. Il n’y a aucune pression pour bien faire, personne ne les lit à moins qu’ils ne le demandent explicitement. Et peu à peu elle écrit de plus en plus (mais en scénario, ce qui nous convient tous très bien).

Continuez à réfléchir avec l’article sur la façon d’aider un enfant dyslexique.