Le métier de chauffeur VTC vous passionne ? Ce dernier est un exploitant mettant à la disposition de sa clientèle une ou plusieurs voitures de transport avec chauffeur, dans des conditions préalablement définies. Si vous avez comme projet d’embrasser cette passion, retrouvez les différentes étapes et conditions pour y parvenir.
Étape 1 : Réussite à l’examen de VTC
Avant d’enfiler le costume de chauffeur VTC, il faut franchir une première marche : réussir l’examen de VTC. Quelques prérequis sont posés d’emblée, mais rien d’insurmontable :
- être majeur ;
- détenir le permis de conduire depuis plus de trois ans ;
- présenter un casier judiciaire vierge.
Une fois ces conditions réunies, il est temps de viser la carte professionnelle. L’étape incontournable : réussir l’examen VTC. Ce dernier ne se contente pas d’une simple formalité : il comprend sept modules théoriques et un passage pratique. Certains choisissent la voie du candidat libre, mais la plupart préfèrent se former dans un centre agréé pour mettre toutes les chances de leur côté. L’épreuve finale se déroule à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA).
Étape 2 : Obtention de la carte professionnelle
Après avoir validé l’examen, la demande de carte professionnelle se fait auprès de la préfecture, ou à la préfecture de police pour les Parisiens. Ce document ne tombe pas du ciel : il faut avoir son permis B depuis au moins trois ans (ou deux si la conduite accompagnée a été choisie), avoir suivi la formation PSC1 (prévention et secours civiques de niveau 1) dans les deux années précédentes, et passer une visite médicale auprès d’un médecin agréé. C’est seulement après avoir rassemblé toutes ces pièces que la préfecture délivre le précieux sésame.
Étape 3 : Immatriculation de son entreprise
Pour exercer, il est nécessaire de créer son entreprise en choisissant un statut adapté à son projet. Deux grands choix s’offrent à vous : l’entreprise individuelle ou la société. Beaucoup de chauffeurs VTC choisissent l’auto-entreprise ou la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle), des formats souples et courants dans la profession. Mais rien n’interdit de travailler comme salarié pour une société de VTC, à condition de disposer de sa propre licence. Ce statut n’exempte pas des démarches administratives : la licence reste obligatoire pour tous.
Étape 4 : Obtention de sa licence VTC
Une fois l’entreprise immatriculée, l’inscription au registre des VTC devient la priorité. Cette démarche coûte 170 € et doit être renouvelée tous les cinq ans. Après validation, le chauffeur reçoit un macaron rouge, preuve d’appartenance à la profession. Il doit être apposé à l’avant et à l’arrière du véhicule avant de prendre la route et de démarrer son activité.
Devenir chauffeur VTC, c’est bien plus qu’un choix de carrière : c’est une série d’étapes concrètes, un engagement administratif, une volonté d’entrer dans la danse d’une mobilité urbaine en pleine mutation. À chaque coin de rue, un nouveau départ attend ceux qui osent franchir le pas.

